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La frénésie du découpage et de l’assemblage est une expérience inouïe. Ceux qui l’ont vécu le savent. On en frémis de plaisir et d’excitation. Et tout vient en même temps. Le besoin de chercher, de grapiller, de rassembler.Plastic Ballet c’est un peu ça. Une frénésie du plastic(que) éventré, d’une matière tellement controversée et en même temps si symbolique. En tout cas, d’une matière fantastique à travailler. Légère, aérienne, malléable. Pleine de puissance. Je peux la structurer, lui donner la forme que je veux. Rien n’est jamais figé.
Et puis je retrouve des sensations de modéliste. Sauf qu’ici la « toile » est si fine et si riche qu’on peut déjà l’utiliser comme un tissu. Comme certaines matières, elle a de la mémoire. Et est belle par transparence. On s’en rend compte lorsqu’on essaye d’en capter les contours avec un objectif. La lumière et les reflets, la finesse du film.
Et le sac plastique c’est tout un univers. Celui des déchets, pourtant peu féérique. Leur donner une autre vie, les rendre beaux, c’est donc déjà une satisfaction en soi. Et puis, c’est bien connu, on nous le rabâche suffisamment, les sacs plastique on ne sait pas les recycler. Alors ?
…Fragile et éphémère. Et pourtant pas recyclable.
Plastic Ballet. Le ballet inconscient et permanent de la surconsommation. La course à la vente et à l’achat. L’oubli du temps si précieux.
Tout ça c’est bien beau, mais en fait c’est aussi surtout que donner un visage au déchet…ben ça me fait marrer.